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Turquie : Erdogan annonce vouloir rejoindre l’Organisation de la Coopération de Shangaï, une ''alternative à l'occident''

Politique
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Au lendemain de son voyage à Samarcande, en Ouzbékistan, où il a assisté au 22ème sommet de l’Organisation de la coopération de Shanghai(OCS), le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé que son pays souhaitait désormais rejoindre cette organisation qui se présente comme "une alternative à l’Occident." Cette déclaration est d'autant plus inédite que la Turquie est membre de l'OTAN.

Instituée en 2001 par la Chine, en remplacement du « groupe de Shanghai », l’Organisation de la coopération de Shanghai (OCS) regroupe la Russie et quatre États d'Asie centrale (le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan) autour d'objectifs sécuritaires communs visant à stabiliser les frontières des républiques naissantes d'Asie Centrale en luttant contre les mouvements fondamentalistes et séparatistes.

Il faut noter que l'organisation s'est progressivement ouverte à l’Inde et Pakistan, tout en élargissant les objectifs de l'OCS à des préoccupations économiques, et dont notamment le soutien à la politique chinoise des Nouvelles routes de la soie.

Depuis 2013, la Turquie qui est membre de l'OTAN, avait été admise comme « partenaire de dialogue » de l’Organisation de la coopération de Shanghai (OCS). C'est à l'issue du 22e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghaï qui s'est tenu les 15 et 16 septembre à Samarcande, en Ouzbékistan, que le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé que « l’objectif » de la Turquie était désormais l’adhésion à l’OCS. Notons bien que c'est la première fois que le président Turc exprime ouvertement son désir de rejoindre "une alternative à l'occident", bien que demeurant membre de l'OTAN.

Cette annonce illustre la démarche diplomatique autonome de la Turquie qui se démarque de plus en plus des positions belliqueuses de l'OTAN, qui a planifié et qui alimente sa guerre contre la Russie en se servant de l'Ukraine comme territoire proxy. La Turquie joue la carte de la défense objective de ses intérêts stratégiques, en essayant tant bien que mal a tirer son épingle du jeu. Contrairement aux pays européens qui ont foncé tête baissée dans la guerre de l'OTAN contre la Russie, et contre leurs propres intérêts vitaux.

Si cette autonomie diplomatique de la Turquie pourrait être interprétée comme une trahison par certains observateurs, l'on est obligé de constater que cette démarche du Président Recep Tayyip Erdogan apparaît plutôt conforme aux réalités du monde multipolaire, qui se présente comme un contrepoids à l’influence occidentale et ses institutions comme l’Otan.

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Rédigé par : Kouadio Kouamé, directeur de la publication.


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